BRUT D'ABSOLU - ISLANDE

Nous ne voyageons pas pour échapper à la vie, mais pour que la vie ne nous échappe pas.

Intentions

Partir, seul, avec ma bâche et quelques rations. Pourquoi ? Difficile de vous répondre. Je ne sais pas. A part peut-être vous dire qu’après un « trek » je suis léger, je me sens libre et que tout me paraît possible. Ce qui est sûr, c’est que je ne cherche pas à fuir notre monde « civilisé » que j’aime profondément. C’est, je pense, un pas de côté pour mieux y vivre. Y vivre l’esprit allégé, façonné par les coups de rabots de dame nature.
Ce besoin de marches autarciques est lié à une quête intérieure. Sans pouvoir encore la comprendre, cette quête m’appelle, sans cesse. Alors je l’écoute, tout simplement…et j’y vais !  En m’en remettant au hasard, à la puissance brute de la nature, je retrouve mon instinct, je retrouve mon corps. Je tente de me retrouver, moi, le jeune homme que je suis, la tête en friche et qui s’en va sur son canasson à la conquête de sa liberté, de son autonomie, à la découverte de ses limites.

A pied, porté par ce besoin viscéral j’ai traversé des forêts, gravi des montagnes, nagé vers une ile… dormi avec des phoques, des vautours, des chamois…sous la pluie, sous la neige : Blüemlisalp dans les Hautes Alpes, Kyle Rhea dans les Highlands, l’île de la Graciosa…
Et puis il y a eu le désert islandais. Ce sable noir, ce ciel gris, cette pluie… ce silence… mes rêves… mes hallucinations… ces moments d’égarement de l’esprit que seul permet une terre neuve et brute comme l’Islande. Le défi physique s’est vite vu dépassé par le défi intérieur. Seul face à soi-même, face à cette terre originelle, cette terre-mère. L’Islande sauvage c’est ça. Une terre d’énergie qui nous transforme, qui nous sculpte de l’intérieur. Une terre de transformations, une terre de naissances.

Ces photos ? Pour vous partager en toute simplicité un peu de ce rêve éveillé. Peut-être pourrez-vous ainsi, l’espace de quelques instants vous évader, faire ce petit pas de côté par la pensée. Ne cherchez pas ici une quelconque réaction de rejet face à notre joli monde civilisé ! Mais que ce voyage vous donne envie d’y vivre, d’y vivre mieux, d’y vivre selon votre propre aventure. Il suffit de prendre son sac…et de marcher porté par ses choix, son souffle et le hasard.

Stanislas Jung

Le photographe

Islande. Octobre. Un jeune voyageur- photographe - Une bâche- des rations lyophilisées - des cartes toponymiques précises - Voyage au bout de l'enfer et du paradis aussi. Au bout de soi. Les meilleurs clichés.

Le mot de l'éditeur

Voilà quelque temps que je connais le sourire discret et la grande gentillesse de Stanislas. Attaché à l’organisation des spectacles au Château de Versailles, je croisais Stanislas en costume impeccable dans les couloirs de l’Opéra Royal, prêt à accueillir les spectateurs, sans pouvoir imaginer une seule seconde ce que j’allais découvrir.
Au détour d’un « post » Facebook, la puissance d’un paysage photographié m’interpelle. Je suis littéralement happé par une terre abrupte, brutale, intense. J’avais découvert un autre Stanislas totalement éloigné des costumes, des fêtes royales et du champagne ! Un Stanislas solitaire, dans un désert d’eau et de roche volcanique, ayant pour seul bagage un appareil photo, un sac de couchage, quelques rations alimentaires et son carnet de notes.
Que peut-il bien se passer dans la tête de ce jeune garçon, passionné de gravures de mode, lorsqu’il parcourt des kilomètres de désert ? Quel esprit, presque schizophrène, se cache chez ce voyageur en quête d’absolu ? Peut-être cet absolu justement. Un retour brutal à l’essentiel, à l’état minéral des choses, à l’état brut de soi. Pour mieux se comprendre.
L’Islande est magique et fascine beaucoup de nos contemporains européens. Pourquoi ? Stanislas nous en donne ici une clé.

Guillaume de Moura

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